Apprendre à écouter ses émotions : une clé pour se sentir vivant(e)

Il y a des jours où tout semble aller “comme d’habitude”, et pourtant, quelque chose sonne creux.

Un sourire affiché, des journées bien remplies… mais à l’intérieur, une fatigue, une tension, ou une impression de ne plus vraiment sentir ce qu’on vit.

C’est souvent à ce moment-là que les émotions frappent à la porte — parfois discrètement, parfois avec fracas.

Et si au lieu de chercher à les faire taire, on apprenait à les écouter ?

Pourquoi avons-nous appris à taire nos émotions ?

Depuis l’enfance, on nous a souvent transmis qu’il valait mieux “ne pas se laisser envahir”.

Ne pas pleurer pour ne pas paraître faible.

Ne pas se mettre en colère pour rester “raisonnable”.

Sourire, même quand quelque chose fait mal.

Résultat : beaucoup d’adultes se sont construits en coupant le lien avec leur monde intérieur.

Ils “fonctionnent” — parfois très bien — mais se sentent vides, tendus ou déconnectés.

Les émotions n’ont pas disparu pour autant : elles se sont simplement tues, ou transformées en stress, en fatigue, en irritabilité.

Le rôle des émotions : des signaux, pas des ennemies

Nos émotions ne sont pas là pour nous gêner, mais pour nous informer. Elles sont comme un langage vivant, un GPS intérieur qui nous indique si nos besoins sont respectés ou non.

  • La colère signale qu’une limite a été franchie.
  • La tristesse nous relie à une perte, à un besoin de soutien ou de réconfort.
  • La peur nous avertit d’un danger, réel ou symbolique.
  • La joie nous indique que quelque chose est aligné avec nous.

Les écouter, ce n’est pas “se laisser dominer” par elles, mais apprendre à décoder le message qu’elles portent.

Apprendre à écouter ce qu’elles veulent nous dire

Écouter ses émotions commence par ralentir.

Prendre quelques instants pour observer ce qui se passe dans le corps avant même de chercher à comprendre mentalement.

Quelques pistes simples :

  • Fermer les yeux et repérer où ça réagit : une tension, une chaleur, un nœud ?
  • Mettre des mots : “Je sens de la colère”, “Je me sens triste”, “J’ai peur”.
  • Respirer, sans juger ni chercher à “en sortir”.

 

Ce geste d’accueil ouvre déjà un espace de sécurité intérieure.

Et dans cet espace, quelque chose peut se transformer naturellement.

La Gestalt thérapie : renouer avec le vivant en soi

En Gestalt thérapie, on apprend à remettre du mouvement là où ça s’est figé.

Plutôt qu’analyser ou expliquer, on explore comment l’émotion se manifeste dans l’instant : dans le corps, la respiration, la posture, le ton de la voix.

Ce travail invite à redevenir présent à soi, à sentir ce qui est juste ou non, et à rétablir un dialogue intérieur plus doux. Peu à peu, on retrouve un sentiment d’unité, de clarté… et de vie.

Se sentir vivant(e), c’est ressentir

Écouter ses émotions, ce n’est pas toujours confortable.

Mais c’est souvent le chemin le plus direct vers plus de justesse et d’apaisement.

Car derrière chaque émotion se cache une part de nous qui cherche à être entendue.

Et si, aujourd’hui, vous preniez quelques minutes pour lui tendre l’oreille ?

Quelle émotion avez-vous tendance à mettre de côté, et que pourrait-elle vouloir vous dire aujourd’hui ?

Rencontrons nous et parlons-en !

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