Quand “tenir bon” devient une prison intérieure
Beaucoup de femmes – en particulier celles qui jonglent entre responsabilités professionnelles, vie de famille et exigences personnelles – développent une stratégie de survie très répandue : tout contrôler.
Leur comportement est souvent perçu comme de la force, de l’organisation ou du perfectionnisme, mais derrière ce mécanisme se cache une réalité plus fragile : la peur de perdre pied, de ne pas être “assez” ou de décevoir.
Ce contrôle émotionnel permanent n’apaise pas : il épuise.
Et paradoxalement, plus on cherche à maîtriser ses émotions, plus elles prennent de la place.
Dans cet article, découvrons comment ce piège se construit, pourquoi il est si difficile d’en sortir, et comment un accompagnement thérapeutique peut aider à retrouver de la liberté intérieure.
Le contrôle émotionnel : une stratégie… qui finit par se retourner contre nous
Au départ, contrôler ses émotions est souvent une tentative de protection.
Tu as peut-être appris très tôt qu’il fallait :
- ne pas déranger,
- ne pas faire de vagues,
- être “forte”, “sage”, “performante”,
- gérer, anticiper, maîtriser.
Alors tu as développé une capacité impressionnante à retenir, canaliser, rationaliser.
Mais le corps et le psychisme n’oublient rien. Les émotions, quand elles sont bloquées, finissent par ressortir autrement :
- irritabilité, colère qui explose sans prévenir,
- fatigue chronique ou sensation d’être tendue en permanence,
- difficulté à se détendre ou à lâcher prise,
- besoin de tout contrôler encore plus fort.
À long terme, ce mécanisme s’accompagne d’une perte de spontanéité, d’une difficulté à ressentir du plaisir et parfois d’un sentiment de vide.
Le lien profond entre contrôle émotionnel et perfectionnisme
Le perfectionnisme n’est pas seulement une exigence de bien faire.
C’est souvent une tentative pour tenir le chaos à distance.
- “Si je fais tout parfaitement, je serai en sécurité.”
- “Si je contrôle tout, rien ne pourra m’atteindre.”
Le perfectionnisme devient alors un rempart contre :
- la peur du regard des autres,
- la peur du rejet,
- la peur de mal faire,
- la peur de perdre pied.
Mais ce rempart coûte cher : il demande une vigilance constante.
Et au moindre imprévu – un retard, un conflit, une critique, un imprévu professionnel –, le système s’effondre… générant encore plus de stress et encore plus de contrôle.
C’est un cercle vicieux dans lequel beaucoup se reconnaissent sans oser en parler.

Pourquoi vouloir tout maîtriser mène à l’épuisement
Le contrôle émotionnel permanent active en continu le système nerveux.
Le corps reste en état d’alerte, comme si quelque chose pouvait déraper à tout moment.
Conséquences fréquentes :
- mental qui ne s’arrête jamais,
- difficulté à dormir,
- hypervigilance,
- stress, anxiété, tensions physiques,
- sensation de devoir “tenir” sans arrêt.
Plus on s’épuise, plus on a recours au contrôle pour gérer… ce qui aggrave encore la fatigue.
C’est le piège parfait : on a l’impression d’être forte, alors que l’on se coupe de soi-même.
Comment sortir du piège : revenir au contact de ses émotions
La sortie ne passe pas par “moins contrôler” brutalement – ce serait violent et insécurisant.
Elle passe par réapprendre à sentir, petit à petit.
Dans mon approche thérapeutique (Gestalt), on travaille notamment à :
- remettre du sens dans ce besoin de contrôle,
- identifier quelles peurs se cachent derrière : peur de ne pas suffire, peur de décevoir, peur de perdre le lien,
- remettre du mouvement : reconnecter au corps, à la respiration, au rythme intérieur,
- apprendre à accueillir les émotions sans être submergée,
- retrouver de la souplesse, de la spontanéité, du plaisir.
Le but n’est pas de ne plus rien maîtriser : c’est de ne plus se laisser gouverner par la peur.
Et si vous pouviez vivre avec plus de légèreté ?
S’autoriser à lâcher un peu le contrôle, c’est retrouver :
- de l’espace intérieur,
- une respiration plus fluide,
- de la clarté émotionnelle,
- de la joie dans les petites choses,
- plus de présence dans sa vie et son couple,
- plus d’écoute de soi… sans culpabilité.
C’est un chemin, pas une injonction.
Et on n’a pas besoin de le parcourir seule.
Vous vous reconnaissez dans cette lutte épuisante avec le contrôle et le perfectionnisme ?
Je peux vous accompagner pour retrouver plus de liberté intérieure et de sérénité au quotidien.
Je vous invite à réserver une première séance (en présentiel à Bailly ou en visio).
C’est un temps pour faire le point, comprendre ce qui se joue pour vous, et voir comment nous pouvons avancer ensemble.

